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Offre d’emploi : Superviseurs géologues juin 21 2011

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Offre d’emploi : Géologues juin 21 2011

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Reconversion des militaires : La daba et le pâturage à la place de la kalachnikov juin 21 2011

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La Direction centrale des ressources humaines des armées  organise du 20 juin au 1er juillet 2011 un séminaire de formation au profit des militaires  ayant des projets en agriculture et en élevage. A l’issue de la formation, les participants seront mieux outillés  pour leur passage de la vie militaire à la vie civile active dans les domaines concernés.

Ils sont vingt-cinq (25) militaires de toutes les Armées ayant pris part à cette rencontre. La formation est divisée en deux phases : une session de cours théoriques en agriculture et en élevage et une session de cours pratiques avec la visite de certains sites.

Et c’est l’Ecole des sciences et technique de production agricole, animale et alimentaire (ESTP-3A) qui sert de cadre à cette formation de dix (10) jours. Une durée courte certes, mais que l’école entend rattraper en  mettant  à la disposition des bénéficiaires suffisamment d’informations sur le sujet afin qu’ils puissent se positionner dans les filières agropastorales. Pour  cela, l’établissement a mobilisé une quinzaine de techniciens pour l’ensemble de la formation.

Ces derniers auront pour mission d’aider les participants à clarifier leur projet et de les outiller techniquement pour une mise en œuvre réussie  de ce projet. Le chef d’état-major général des armées, le général Honoré Nabéré Traoré, qui a présidé la cérémonie d’ouverture du séminaire, a exhorté les participants à être pleinement actifs durant les échanges et à  en tirer le plus grand parti pour la concrétisation de leurs prochaines activités.

«Pour les militaires, après 30 à 35 de service dans l’Armée, le pari d’un retour à la terre apparaît parfois mince même si à la base, nous en sommes issus. C’est en cela que je vous réitère le soutien du Commandement», a-t-il déclaré pour les encourager.

Le département de la Défense a adopté en mai 2008 la loi N°2008-232 portant politique de reconversion des militaires des Forces armées nationales dont l’objectif principal  est de favoriser la réinsertion socioprofessionnelle des militaires en fin de service.

A ce jour, le dispositif de reconversion des militaires, en marche depuis 2009, a permis d’enregistrer les résultats suivants : une centaine de militaires retraités sont placés dans les entreprises civiles de Ouagadougou et 120 militaires ont bénéficié de formation dans le domaine de la création d’entreprise et dans le domaine de l’agropastoral à Ouagadougou, à Bobo-Dioulasso et à Dédougou.

Avec l’adoption de cette politique, la retraite du militaire est vue comme un nouveau départ dans la vie civile active et le commandement militaire, dans la mesure de ses possibilités, se dit prêt à  accompagner toujours les volontaires à la reconversion pour leur quête d’un meilleur être social après le service militaire.

 Moumouni Simporé

(Stagiaire)

Source : www.lobservateur.bf du 21 juin 2011

Discours de Bachar Al Assad : Circulez, il n’y a rien à voir ! juin 21 2011

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On l’a attendue comme le messie, cette adresse promise. On l’avait présentée comme le tournant à partir duquel tout redeviendrait normal en Syrie : plus de morts, plus de persécutions d’opposants, plus d’exode et de déplacements de populations qui errent à la recherche d’un quelconque abri précaire, le plus important étant de se mettre à l’abri des balles mortelles des soldats de Bachar, presque tous entièrement acquis à sa cause.

Au final, ce discours s’apparente tout à fait à un bide sonore. Le président syrien semble s’être emmuré dans un autisme politique total qui l’empêche de faire quelque concession. Convaincu que son pays est l’objet d’un vaste complot ourdi par des puissances étrangères, il fait de cet l’alibi une parade en béton, ce qui lui permet de rejeter les réformes tant demandées par les Syriens, au motif qu’elles ne peuvent pas naître «dans le chaos».

Le président syrien pousse le cynisme au point de promettre des punitions encore à venir : «Les responsables de l’effusion de sang rendront des comptes», assène-t-il. Au point où on en est, on se demande jusqu’où il choisira de pousser l’horreur.

Et paradoxalement, le même Bachar appelle ses concitoyens à un «dialogue national». On est tenté de se demander ce qu’il signifie pour lui et ce qu’il compte mettre en œuvre dans le but de l’atteindre. On ne peut pas avoir opté pour la main de fer et en même temps vouloir d’un dialogue sincère avec des citoyens brutalisés, terrorisés et régulièrement massacrés.

Les populations de son pays semblent l’avoir bien compris, qui n’ont même pas pris la peine d’attendre la fin du discours fleuve prononcé à l’université de Damas pour se livrer, une fois de plus, à de violentes manifestations hostiles : le message tant attendu n’a rien comporté de nouveau, mais les revendications, elles, gagnent en intensité : les Syriens réclament désormais, outre des élections libres et l’annulation du Parti baas, tout simplement la chute du régime.

Et lorsqu’on réalise la détermination de Bachar à casser de l’insurgé, on peut aisément présumer que les jours à venir seront de tourmente dans un pays déjà dévasté où nul ne sait vraiment de quoi demain sera fait.

A tel point qu’on en vient à se demander quel est ce plus que possède Bachar qui fait que la communauté internationale semble vouée à devoir le laisser faire. Il n’est pas sûr que le Guide libyen fasse plus dans l’horreur que le président syrien. Et pourtant, c’est depuis de longues semaines que Kadhafi ploie sous les tirs nourris des forces d’une coalition de l’Otan plus que jamais déterminée à s’offrir son scalp.

A ce jour, seules de timides condamnations ont été faites. On parle de plus en plus d’une résolution à soumettre  à l’Onu. Certains pays occidentaux ont, certes, rédigé un projet dans ce sens, mais il n’a pour objectif que de condamner la répression, de demander au gouvernement syrien de répondre aux «revendications légitimes» des Syriens. Rien de vraiment contraignant, il faut le reconnaître. Kadhafi n’a pas, lui, bénéficié de la même sollicitude.

On le comprend, le caractère hautement volatile de cette région du monde commande que l’on y réfléchisse par deux fois avant toute prise de décision qui pourrait, au final, se révéler malencontreuse. Mais tout de même ! Les sources d’information s’accordent à dire qu’à ce jour, plus de 1100 civils, parmi lesquels des dizaines d’enfants, ont été tués depuis le début du mouvement de contestation contre le régime.

Et de toute évidence, Bachar, qui continue de réprimer à tour de bras, n’est pas près de s’arrêter. Et comme il refuse de partir, la contestation continuera, et lui réprimera de nouveau. Un cycle des plus infernaux. Sous les yeux d’une communauté internationale décidément frileuse –enjeux diplomatiques exigent- et dont on doit dire, ici, qu’elle applique la mauvaise politique de l’indignation sélective : celle des frappes militaires à la tête du candidat.

 Jean Claude Kongo

Source : www.lobservateur.bf du 21 juin 2011





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