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C’est pas une blague!

Mali 2013 : Ces Français qui ont remis leur casque colonial. janvier 25 2013

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vendredi 25 janvier 2013

 

On peut être circonspect – et même opposé – à la guerre que la France mène au Mali. On peut s’enthousiasmer pour le déploiement militaro-technique que la France offre, chaque jour, à des Maliens ébahis (il y a dans ce Paris-Bamako un côté « Paris-Dakar » : gros 4 x 4, pilotes suréquipés et sûr d’eux, avions gros porteurs et hélicos, mécanos qui font des merveilles, bivouacs…). On peut penser que, même si les objectifs annoncés ne seront pas atteints, il y aura malgré tout de la casse du côté des « narcoterroristes » (pour reprendre la caractérisation d’Alassane D. Ouattara, président de la Cédéao) et que ce ne sera pas la pire des choses.

La Dépêche Diplomatique Mali 2013 : Ces Français qui ont remis leur casque colonial.On peut redouter, évidemment, les exactions à l’égard des populations du Nord-Mali d’une « armée » malienne qui entendrait ainsi se venger des humiliations subies (elle a été « virée » des territoires du Nord, n’a même pas tenté de les reconquérir et voit l’armée français occuper aujourd’hui le pays). Tous les points de vue sont permis. Mais les plus insupportables et inacceptables sont ceux de ces Français qui ont remis leur casque colonial.

L’Humanité, hier (mardi 22 janvier 2013), dans un papier dont j’emprunte une partie du titre (« Le FN a remis son casque colonial »), évoquait les propos de Julien Rochedy, responsable jeunesse du Front national : « Nous avons directement des intérêts à protéger ce pays des fanatiques islamistes. [Il s’agit] de défendre nos compatriotes qui y vivent et nos intérêts économiques. La France doit être encore une grande puissance qui intervient pour défendre ses intérêts ». Bruno Gollnisch, FN lui aussi, député européen, propose « de constituer des bataillons de jeunes Maliens vivant en France pour prendre part au conflit à la place de l’armée française ».

Le FN, animé par « le noble sentiment du patriotisme », est dans son rôle et ne serait surprendre par ce point de vue. Un point de vue qui devient choquant dès lors qu’à l’instar du général Eric de La Maisonneuve (Le Figaro du 22 janvier 2013), la guerre de la France au Mali est présentée « tout simplement [comme] notre volonté de défendre ‘la’ civilisation contre des barbares, de refuser que les valeurs de l’humanisme soient traînées dans la boue et assassinées quelque part au milieu du Sahara dans l’indifférence générale des puissances. Nos soldats, ajoute le vaillant général, sont légitimes à aller se battre contre des brigands, des terroristes, des trafiquants, des criminels. C’est bien là leur mission de défendre la France, l’Europe, la civilisation ». Voilà, tout est dit…

Le Figaro n’est pas un quelconque « canard » politique et Eric Pougin de La Maisonneuve, général de division (2S), n’est pas un quelconque officier français. Né le 20 avril 1939 à Paris, Saint-Cyrien (1958-1960), diplômé d’état-major, breveté de l’Ecole de guerre, il a servi dans des unités de la Légion étrangère et de l’Arme blindée, en Algérie puis en France. Il a assuré le commandement de l’Ecole des troupes blindées au Zaïre (1981-1983), du 6ème régiment de cuirassiers (1984-1986), a été chef d’état-major de la 10ème division blindée (1986). En fonction au SIRPA, le service d’information et de relations publiques de l’armée (1972-1975), il a servi au cabinet de l’état-major des armées, a enseigné à l’Ecole supérieure de guerre (1983-1984) et a suivi la formation de l’IHEDN (1989-1990). Il a été conseiller au Secrétariat général de la défense nationale (SGDN) où il était en charge des Conseils de défense (1990-1994). Il a été directeur de la Fondation pour les études de défense (1994-1996), chargé de mission au cabinet du ministre puis auprès du chef d’état-major de l’armée de terre (1997-1998).

La Maisonneuve est fondateur et président de la Société de stratégie, association de recherche et de réflexion stratégique ; il a créé la revue « AGIR » en 1999 (dont le n° 7 - mai 2001 - était consacré à « L’Afrique en chantier » avec un papier du président Abdoulaye Wade sur « l’exigence démocratique »). Il est l’auteur d’ouvrages sur la violence, la stratégie, le soldat. Admirateur de Bugeaud, de Gallieni et de Lyautey, généraux « colonisateurs », La Maisonneuve pense l’armée comme outil de la civilisation occidentale et présente les armées coloniales d’autrefois comme l’audace face au conformisme et à la frilosité de la métropole ; aujourd’hui, dit-il, les conflits ne visent plus à conquérir des territoires mais des esprits et pense que « le cœur du monde » est « eurasiatique », là où « sont nées les deux grandes civilisations gréco-romaines devenue occidentale, chinoise ou asiatique » (« La Russie est plus ou moins rentrée dans le rang, la Chine se normalise progressivement » estime-t-il).

Cet « eurasiatisme » justifie la distance qu’il souhaite voir prendre à la France vis-à-vis de l’OTAN : « Il faut cesser, quels que soient nos liens d’amitié durable avec les Etats-Unis, de nous laisser imposer une Alliance atlantique qui n’a plus de raison d’être, qui est même une prison stratégique et qui nous pousse parfois à des tentations excessives, celles d’intervenir pour changer un ordre – même injuste – ce qu’il ne nous appartient pas de décider ». Partant du principe que « l’histoire a sa logique et [que] la France n’est pas seule responsable des malheurs du monde », c’est aux régimes totalitaires asiatiques, mais pas à l’Afrique, que pense La Maisonneuve quand il dénonce « la quête improbable d’un ordre mondial imposé par la force et de l’extérieur ». « Même sous couvert des Nations unies, ajoute-t-il paraphrasant Carl von Clausewitz, cet ordre n’est jamais que la continuation de l’impérialisme par d’autre moyens. L’humanitaire et le devoir d’ingérence ont bon dos : nous faisions la même chose pour protéger nos missionnaires au XIXème siècle ». Pas touche au mode de production politique « asiatique ». La Maisonneuve veut imaginer « l’eurasie » telle que l’avaient pensée, dit-il, Alexandre, Gengis Khan ou Napoléon*.

Dans ce contexte stratégique « eurasiatique », l’Afrique est hors-jeu. Pourquoi prendre en compte une Afrique qui n’a pas été « civilisationnelle » comme l’ont été l’Europe et la Chine ? Il suffit seulement de ne pas « abandonner [les Africains] dans ce moment crucial [ce qui] serait avouer l’inanité de notre projet et de nos valeurs » (Le Figaro du 22 janvier 2013).

La Maisonneuve ajoute : « Ceux qui y voient du néocolonialisme n’ont aucun sens des réalités ». O.K. ! Sauf que lorsque La Maisonneuve écrit (dans son papier publié par Le Figaro et intitulé opportunément : « Mali : une guerre de civilisation ») que « l’onde de choc du ‘printemps arabe’ s’est propagée en Asie de l’Ouest et en Afrique sahélienne » et qu’à « la veille de s’étendre au sud du fleuve Niger et de conquérir les centres vitaux du Mali, un des pays les plus vulnérables de la région, elle a été bloquée par les forces armées françaises », tout cela me semble relever de cet impérialisme qu’il dénonce à l’égard des régimes asiatiques et d’une méconnaissance de la « réalité » africaine (qui n’est pas à prendre en compte face à la « réalité » eurasiatique).

Pour La Maisonneuve, la sécurité du bloc « eurasiatique » justifie cette guerre ; ce qui la « légitime », c’est qu’il s’agit de « défendre ‘la’ civilisation contre des barbares ». Pierre Boilley, professeur d’histoire de l’Afrique contemporaine à l’université Paris-I Panthéon Sorbonne, directeur du Centre d’études des mondes africains, écrit dans Libération (mardi 22 janvier 2013), au sujet de cette « guerre longue, incertaine et asymétrique » : « elle ne suffira pas si l’on veut que le Mali retrouve sa stabilité ». Evoquer la guerre au Mali comme si elle n’était que la guerre de « l’Occident » contre les « barbares », c’est tirer un trait sur les Maliens. « Aucune stabilité ne sera possible si tous les acteurs de la crise, gens du sud et tous les gens du nord, qu’ils soient Touaregs, Songhay, Maures, Peuls ou Bozos, ne s’assoient pas définitivement autour d’une table de négociations, et ne trouvent une solution institutionnelle durable » nous rappelle Boilley. Ouf ! Il y en a encore un qui pense qu’au-delà de la guerre, il doit y avoir la paix.

* Toutes les citations de ce paragraphe sont tirées d’un texte d’Eric de La Maisonneuve : « Repenser les fondements de la défense », publié dans sa lettre Actuel n° 32 et repris par Olivier Kempf (30 août 2012).

Jean-Pierre BEJOT

Source : http://www.lefaso.net du 25-jan-2013

Route Ouaga-Bobo, notre honte nationale janvier 25 2013

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vendredi 25 janvier 2013

 

Décidément, la route reliant les deux plus grandes villes du Burkina est un scandale qui ne finit pas de faire parler d’elle. C’est la route nationale n°1. Elle relie la capitale politique à la capitale économique de notre pays et pourtant elle ne nous fait pas honneur.

Route Ouaga-Bobo, notre honte nationaleAprès l’affaire Razel du nom de l’entreprise française qui avait construit cette route en 2002- 2003 pour qu’elle ne tienne que le temps d’une saison, revoilà cette route au centre de déconvenues. Nous pourrions passer sous silence l’état actuel du tronçon Ouaga- Boromo totalement délabré à plusieurs endroits et qui n’est pas sans causer des accidents.

Seuls les braqueurs peuvent se réjouir du mauvais état de cette route en prenant à leur avantage la modération de vitesse que les conducteurs sont obligés d’observer à cause des nids de poule (ou d’éléphants) ou encore de l’absence de bitume à des endroits sur ce tronçon. Des braquages de cars de transports ont déjà été perpétrés dans cette partie et c’est grâce à la complicité de la route.

Ici nous voudrions surtout évoquer le deuxième tronçon de cet axe Ouaga- Bobo. Ce tronçon qui part de la sortie Ouest de Boromo jusqu’au Rond-point de la Femme à Bobo est à l’apparence sans problème. Après le bâclage de Razel, cette partie a été reprise grâce à un financement de l’Union européenne. C’est ce qui vaut à ce tronçon l’appellation de « route de l’Union européenne ».

Solide comme un béton, l’architecture n’est pas à plaindre. Ce qui est seulement regrettable-et ce n’est pas peu-, c’est le goût d’inachevé de cette belle oeuvre. Ceux qui voyagent la nuit entre les deux villes ont fait le constat qu’on rentre toujours à Bobo dans l’obscurité. Depuis le portique « Bienvenue à Sya » jusqu’au Rond-point de la Femme situé en ville, la voie est dépourvue d’éclairage public.

On peut ne pas s’accorder sur le fait qu’une telle situation nuit à l’image de la ville de Bobo, mais l’évidence pour tous, et qui est regrettable, ce sont les accidents qui se multiplient sur cette partie non éclairée d’une route aussi importante.

Etant donné que c’est là que commence la ville, la voie (double voie en plus) est très fréquentée d’une part par les riverains et d’autre part par les transporteurs. Entre le portique et le rond-point, c’est 5km de route dans le noir. Les autorités communales et nationales sont informées du danger certain que cela cause à la population, mais on semble dire qu’il n’y a pas de solution.

Et pourtant, le 28 janvier 2011, lors du baptême de cette Avenue au nom de l’Union européenne, le maire de la commune de Bobo, Salia Sanou, avait fait un aveu en ces termes : « les cas multiples d’accidents enregistrés sur cette avenue sont dus au manque d’éclairage public ». A la suite, il avait aussitôt ajouté que le conseil municipal de Bobo cherche par tous les moyens à résoudre ce problème d’éclairage.

Nous entamons 2013 et le problème reste patent, une vilaine réalité. Les jeunes des quartiers riverains se rassemblent régulièrement et revendiquent l’éclairage de cette voie. Plusieurs fois, ils ont rencontré soit le maire de l’arrondissement de Dafra, Sidi Sanogo, soit le maire central. Peut-être que les besoins de financement pour éclairer ces 5 kilomètres dépassent les capacités de la commune. C’est avant tout une route nationale et la N°1 de surcroit. Peut-être que l’Etat devrait en faire son affaire. C’est même une question d’honneur. Selon les jeunes riverains, le maire de Dafra leur avait dit que l’éclairage de la voie couterait cinq cent millions de Franc CFA (500 000 000). Une broutille dans un pays qui brille d’or.

Comment comprendre qu’il ne soit pas prévu d’éclairage dans la construction d’une telle route ? Il semble, selon les autorités communales, que le projet de l’Union européenne ne devrait pas arriver jusqu’au Rond-point de la Femme. Le bitumage devrait se limiter à 10 kilomètres en arrière. La prolongation des cinq kilomètres supplémentaires a été négociée par la commune. C’est une bonne affaire, mais elle est aussi pernicieuse. Tant que la voie ne sera pas éclairée, c’est comme si on offrait des vies humaines en sacrifice.

Cédric Kalissani
MUTATIONS N° 20 du 1er janvier 2013.Bimensuel burkinabé paraissant le 1er et le 15 du mois (contact :mutations.bf@gmail.com)

 Source : http://www.lefaso.net du 25-jan-2013

MARA-ISON Technologie janvier 25 2013

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Roch au sujet de l’article 37 : «Que le chef de file de l’opposition arrête de s’agiter» octobre 3 2011

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Les élus locaux du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) ont tenu une assemblée générale le samedi 1er octobre 2011 au Palais de la jeunesse et de la culture Jean-Pierre-Guingané de Ouagadougou. Sous le patronage du président du parti, Roch Marc Christian Kaboré, les maires et présidents de conseils régionaux du parti majoritaire ont réfléchi sur le thème «Réformes politiques et renforcement de la démocratie locale» et ce, dans l’optique de consolider, au moins, leurs acquis lors des prochaines joutes électorales de 2012. Le patron du parti majoritaire est revenu sur la question de l’article 37 pour dire que “ce n’est pas la peine de se cogner la tête contre le mur”, le rapport du CCRP étant clair là-dessus.

C’est Patrice Nikièma, secrétaire général de la section provinciale du Kadiogo, qui d’entrée a souhaité la bienvenue aux participants à cette Assemblée générale avant d’affirmer que le choix de sa province est une invite de la direction politique du parti à la réflexion sur l’intégration. Soulignant l’importance des enjeux de l’heure, il a reconnu les insuffisances relevées dans la gestion des élus locaux du parti qui dictent une rectification immédiate du tir à l’aube des élections couplées de 2012.

Pour André-Marie Zouré, maire de Garango et représentant des élus locaux du CDP, la communalisation intégrale du pays, effective depuis 2006, s’est révélée le moyen le plus approprié pour un «développement participatif et durable du Burkina». C’est pourquoi salut-il, au nom de ses camarades, la tenue de cette AG qui vise à permettre aux élus locaux du CDP de réfléchir sur les voies et moyens de consolidation de ce processus de décentralisation.

Une assemblée qui se tient à quelques jours des régionales sur le rapport du CCRP, ce qui fait dire à André-Marie Zouré que c’est l’occasion pour eux de dresser un bilan de la gouvernance locale et de dégager les difficultés «afin de pouvoir infléchir les propositions de réformes politiques dans le sens de l’amélioration de la démocratie et de la gouvernance locales».

Ce fut aussi l’occasion pour les exécutifs locaux du parti de discuter avec sa direction politique nationale en vue de perspectives pour au moins consolider leurs acquis lors des législatives et municipales couplées de 2012.

A en croire Soungalo Ouattara, secrétaire chargé de la décentralisation et des relations avec les élus locaux du CDP, le parti préside les exécutifs de 13 régions ainsi que de 326 communes sur 359, et est donc comptable des acquis tout comme des insuffisances dans les localités.

Raison pour laquelle il les a appelés à s’imprégner des questions des conclusions des travaux du Conseil consultatif sur les réformes politiques ; des enjeux des élections couplées de 2012 et du mandat électif ainsi que la valorisation du bilan des élus locaux.

Quant au président du CDP, Roch Marc Christian Kaboré, il a affirmé à l’ouverture des travaux que la mobilisation massive des participants à l’occasion de ce conclave est la preuve de la place ô combien importante qui est la leur dans la formation. Selon lui, «le Burkina Faso a retenu l’option de la décentralisation comme politique publique majeure devant élargir les libertés locales et impulser le développement à la base», et la contribution, dit-il, du CDP a été “grandement déterminante” dans la mise en route et l’approfondissement de ce processus.

Parlant des élus du CDP révoqués avec poursuites judiciaires, le président du parti majoritaire affirme que seuls ceux qui ne font rien ne font pas d’erreur ; et il ne faut pas laisser l’acte d’une seule personne ternir l’œuvre de tout un groupe.

En ce qui concerne le rapport du CCRP, Roch affirme que «ce sont les points qui ont fait l’objet de consensus qui sont passibles de modifications. Et je profite pour demander au chef de file de l’opposition d’arrêter de s’agiter pour rien. Ce n’est pas la peine de se cogner la tête contre le mur pour ça.»

M. Arnaud Ouédraogo

Source : www.lobservateur.bf du 03 octobre 2011

Militaires incarcérés : Le constat des défenseurs des droits humains octobre 3 2011

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mutins arrêtés à Bobo (photo d’archives)

Le vendredi 23 septembre 2011, les organisations de défenseurs des droits humains ont organisé des visites des sites de détentions des forces armées afin de se rendre compte des conditions de détention des militaires incarcérés.Initiées par le Mouvement burkinabè pour l’émergence de la justice sociale (MBEJUS), en collaboration avec la Ligue pour la défense de la liberté et de la justice (LIDEJEL), le Réseau Burkinabè pour la Défense des Droits de l’Homme (REBUDH), l’association SOS pénitencier, le Réseau des Organisations de la Société civile pour le Développement (RESOCIDE), ces visites ont concerné la Maison d’arrêt et de correction des forces armées (MACA) et la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO).

Les visites, auxquelles ont participé l’Ambassadeur des Pays-Bas, Son Excellence Monsieur Noorman Erns, accompagné de son Premier conseiller, ainsi que trois (3) membres de l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique, avaient pour objet de se rendre compte des conditions de détention des militaires incarcérés. Plusieurs journalistes  accompagnaient la délégation afin de couvrir l’activité.

La première étape des visites a eu lieu à la MACA sise au sein du Camp Aboubacar Sangoulé Lamizana à Gounghin. Les défenseurs des droits humains ont été reçus par le Régisseur, le Capitaine Traoré San Aly et son staff en entier. La visite a commencé par un entretien avec la direction de la MACA au cours duquel le premier responsable des lieux a présenté son institution.

La présentation a porté sur la structure, l’historique, le statut et le fonctionnement de la MACA a permis aux visiteurs et aux journalistes de poser de nombreuses questions sur l’organisation de la MACA. Cet entretien a permis de se rendre compte de l’insuffisance des moyens, en particulier logistiques et sanitaires, qui handicapent le fonctionnement de la maison d’arrêt rendant difficiles les conditions de détention des pensionnaires.

Cent dix-huit (118) pensionnaires occupent la MACA dont sept (7) jeunes filles âgées de dix-huit (18) à vingt-deux (22) ans toutes en provenance de Bobo-Dioulasso. La MACO abrite cent soixante-huit (168) détenus militaires pour manque de place à la MACA dont la capacité d’accueil est de 128 pensionnaires. Les détenus sont des militaires régulièrement mis aux arrêts pour divers délits, mais dont le plus gros contingent est constitué de militaires arrêtés dans le cadre des mutineries dans les garnisons au mois de mars et d’avril 2011.

Les directions des deux maisons d’arrêt ont été très accueillantes et ont répondu à toutes les questions des visiteurs. Ceux-ci ont également eu la possibilité de poser toutes les questions qu’ils souhaitaient aux détenus.

Ensuite, la délégation a visité les quartiers de détention de la MACA où les détenus sont divisés en sous-officiers, hommes du rang et femmes. Après la visite de la MACA, la délégation s’est rendue à la MACO afin de procéder aux mêmes visites et entretiens.

Les visites ont permis aux défenseurs des droits humains d’établir les constats suivants :

Au plan des conditions matérielles de détention :

A la MACA, les détenus considèrent leurs conditions de détention comme bonnes car ne dérogeant pas aux conditions générales de vie des garnisons du Burkina Faso. Le menu qui leur est servi est le même que celui de tout militaire dans n’importe quelle garnison du pays. Les dortoirs sont propres et très bien entretenus, ainsi que le cadre de vie extérieur.

Les détenus passent l’essentiel de leurs journées entre les dortoirs, les promenades et le sport l’après-midi. Les visites des familles ont lieu les samedis matins.

A la MACO, les conditions sont nettement moins bonnes, étant celles d’une maison d’arrêt caractérisée par la surpopulation et la vétusté des bâtiments. Le jour de la visite, la MACO comptait 1.512 prisonniers. Le menu des militaires est néanmoins différent de celui des civils et provient de la MACA. Aucune femme militaire n’est détenue à la MACO.

Au plan sanitaire

La MACA ne dispose pas de dispensaire. Les détenus sont suivis par un médecin militaire qui a été récemment nommé mais ne dispose pas de bureau dans les locaux de la MACA. Il organise des visites régulières auprès des détenus ou sur appel du personnel de la maison d’arrêt. Les cas urgents sont traités à l’infirmerie du Camp Aboubacar Sangoulé Lamizana. Il est à préciser cependant que les frais de médicaments sont à la charge entière des détenus. Au moment des entretiens, un détenu s’est plaint d’avoir signalé son état de maladie depuis vingt-quatre heures mais sans avoir encore été pris en charge.

Quant à la MACO, elle dispose de trois (3) infirmiers brevetés pour les 1.512 prisonniers, soit la population d’un Centre de santé et de promotion sociale (CSPS).

La question sanitaire est donc un des points noirs de la détention des militaires.

Au plan des procédures

Sur les 286 détenus, seuls huit (8), incarcérés à la MACA, sont condamnés. Les militaires concernés par les mutineries n’ont jusqu’à présent reçu aucune information sur leur situation judiciaire. La plupart savent seulement que leur contrat avec l’armée a été résilié. Ils n’ont pas été visités ni entendus par le procureur militaire. Cette absence d’information joue sur le moral des détenus et constitue un problème de droits car la plupart semble avoir pris conscience de la rupture du lien professionnel avec l’armée et voudrait passer à autre chose. Certains évoquent l’éventualité même la reprise de leurs études. Mais ignorant de leur sort, ils rongent leur frein et beaucoup commencent à être gagnés par l’impatience et l’angoisse.

Au plan social

Les détenus militaires ne bénéficient pas d’un accompagnement dans le cadre du renouement des liens avec leurs familles, ce qui ne favorise pas leur prise en charge psychologique et psychique

Le statut de détenus leur interdit d’avoir des communications téléphoniques. Les nombreux détenus, qui sont venus des garnisons de l’intérieur (Dédougou, Bobo- Dioulasso, Tenkodogo, Dori, Fada N’Gourma, etc.), n’arrivent pas à obtenir des autorisations de visites de leurs familles, souvent par manque de moyens de celles-ci. Ce manque d’information et de contact altère le moral des détenus.

Un autre sujet d’importance reste à résoudre. L’ARRETÉ n°2011- 160 /MDNAC/CAB (N°281/MDNAC/CF du 7/7/2011) portant résiliation de contrats de militaires des Forces Armées nationales donne un nombre de 566 militaires licenciés tandis que les centres de détention ne compte que 268. On peut alors se demander pourquoi les 298 autres ne sont pas aux arrêts. Les militaires détenus ressentent cela comme une injustice s’il est avéré que ceux qui ont été licenciés sont tous reconnus coupables de troubles et d’insubordination.

La visite des défenseurs des droits humains a été chaleureusement reçue par les détenus qui ont manifesté leur reconnaissance au groupe. Avec émotion, ils ont remercié leurs visiteurs en expliquant que comme cela, ils ne se sentent pas rejetés de tous.

Cette visite était une tâche difficile et ingrate mais qui devait être faite.

Recommandations

Au vu des éléments constatés dans les deux maisons d’arrêt, le groupe des défenseurs des droits humains recommande aux autorités militaires et politiques :

- Un traitement plus rapide de l’instruction des cas de détention et des décisions judiciaires clarifiant la situation des détenus ;

- Une clarification de la situation de tous les militaires concernés par les mouvements du premier semestre 2011.

- L’ouverture d’un service social à la MACA pour prendre en compte les préoccupations sociales des détenus.

Fait à Ouagadougou, le 26 septembre 2011

Source : www.lobservateur.bf du 03 octobre 2011

DECES DE WANGARI MAATHAI : Adieu la dame aux mains vertes ! septembre 27 2011

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Wangari Maathai, la dame de coeur s’en est allée. L’icône kenyane, première femme africaine à avoir reçu le prix Nobel de la paix pour son engagement en faveur de l’environnement, est allée ad patres, le dimanche 25 septembre dernier, après un “long et courageux combat contre le cancer”. L’Afrique perd à nouveau une figure emblématique dont les qualités ne sont plus à démontrer, tant elles sont connues de par le monde. Ainsi va la vie. La faucheuse, telle une intruse des temps, s’invite tous les jours dans notre existence et nous ravit les êtres les plus chers, semant du coup la tristesse et la désolation dans les coeurs.

Et très souvent, on a même l’impression qu’elle se gausse de l’existence humaine puisque, pendant qu’on pleure certains proches ou amis, on apprend qu’elle s’est encore emparée des gens qu’on avait tant idéalisés au point d’en faire des immortels ici-bas. Blaise Pascal avait-il tort quand il soutenait à cor et à cri que l’existence humaine, faite de hauts et de bas, ressemble à une chaîne de succession de malheurs ? A chaque instant de joie se succède un moment d’angoisse, tant et si bien que, hantise du futur oblige, l’on est parfois contraint de se trouver des dérivatifs. Hier, c’était Kwamé N’krumah que toute l’Afrique pleurait.

Et aujourd’hui, c’est Wangari Maathai qui s’en va. Première femme lauréate d’un doctorat en Afrique centrale et de l’Est, cette dame aux mains vertes, qui a cristallisé respect et admiration de par le monde, et qui, en dépit des entourloupes à elle tendues, n’a jamais fait mystère de son opinion, nous laisse un héritage fort lourd. Puisse donc son combat lui survivre et que ses héritiers, plutôt que de s’engager, comme cela est de coutume, dans des querelles de clocher, comprennent qu’ils ont un grand défi à relever : celui de pérenniser l’action d’une dame engagée et talentueuse dont le mérite est reconnu par l’humanité tout entière.

Alors, maintenant que Wangari Maathai a tiré sa révérence de ce bas monde qui lui aura fait voir des vertes et des pas mûres, (signalons qu’elle a fait plusieurs fois la prison et a été maintes fois l’objet de menaces de mort), on espère que ses contempteurs s’en porteront mieux. Eh bien ! C’est cela aussi l’Afrique. Wangari Maathai a été révélée à la face du monde par l’Occident et non par les dirigeants de son pays qui la trouvaient d’ailleurs excessive. Promouvoir une intellectuelle au caractère bien trempé comme Wangari Maathai c’était pour les dirigeants kenyans, une manière de se tirer une balle dans le pied en élevant une rivale. Nul n’est prophète chez soi, dit le proverbe ; mais chacun veut que son fils devienne prophète. On a vu de jeunes talents qui ont été récompensés par des instances internationales et qui, après coup, sont retombés dans l’anonymat, dès le retour dans leur pays tant leurs dirigeants n’en ont cure. Wangari, dors en paix. Le monde entier te sera reconnaissant.

Boundi OUOBA

Le Pays

Robert Bourgi : Un porteur de djembé plutôt… léger septembre 27 2011

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Après le grand déballage sur le financement de l’élection présidentielle française par les chefs d’Etat africains, les mallettes et les djembé (trouvaille du Burkina Faso ?) bourrés de liasses qu’Omar Bongo, Sassou N’Guesso, Abdoulaye Wade et Blaise Compaoré lui  remettaient pour Jacques Chirac et Dominique de Villepin, le sulfureux Robert Bourgi vient, devant  la police judiciaire, de se dédire et de blanchir Wade et son fils Karim le jeudi 22 septembre 2011.

Après l’emballement médiatique de ses révélations, le tollé dans l’opinion française et africaine et le silence gêné de certaines capitales africaines ou le déni tonitruant d’autres palais, ce rebondissement dans l’affaire suscite forcément des interrogations sur la sincérité du corbeau Bourgi.

C’était un secret de Polichinelle que  le financement occulte des partis français par les pays africains nantis. En effet, on savait, sans en détenir des preuves irréfutables, que les recettes de l’or noir gabonais et congolais ainsi que du cacao ivoirien alimentaient les réseaux de la Françafrique. Parce qu’un acteur majeur de l’acabit de Robert Bourgi a battu sa coulpe et s’est mis à table comme un maffioso repenti, on pensait détenir là des témoignages de première main. Et on était bien servi par le volubile avocat, qui a abreuvé les médias de détails croustillants sur les protagonistes et les méthodes originales et parfois folkloriques auxquelles ils recouraient. Pourtant, stupeurs et tremblements lorsqu’on découvre, sur la liste de ces généreux donateurs qui ouvrent leur coffre-fort aux politiques français, le Burkina Faso, pays sans grandes ressources, confronté à la débrouille permanente et conjuguant l’austérité budgétaire au quotidien. Même si, selon Bourgi, Villepin se plaignit souvent que le président burkinabè ne remplît les djembé que de petites coupures ; c’est renversant !

Après que le repenti s’est rétracté concernant les Wade, père et fils, que valent encore ses révélations ? Quel crédit donner à un homme  qui allie l’inconstance  dans le propos à une extrême légèreté dans l’accusation ? Pourquoi ce subit besoin de libérer sa conscience sans toutefois se délester de la fortune indélicatement acquise dans le convoyage des mallettes ? A 66 ans, l’avocat franco-libanais né au Sénégal ne peut, contrairement à Jacques Chirac, le vieil homme dont il est le contempteur, invoquer le gâtisme de l’âge pour excuser les défaillances de sa mémoire. Est-ce parce que maître Wade et son fils Karim ont menacé de laver leur honneur devant les juridictions sénégalaise et française qu’ils ont été vite absous ? Quid des autres accusations, qu’il a maintenues ?  Pourquoi, en dehors des dénégations de pure forme, les principaux accusés ne vont pas devant les juridictions compétentes pour se blanchir devant leur peuple ? Car, même sans comprendre les raisons de l’«outing» de l’avocat, on concédera avec Mamane, l’humoriste de RFI, qu’il n’y a pas de Bourgi sans feu.

Saïdou Alcény Barry

Source : www.lobservateur.bf du 27 septembre 2011

Travaux du CCRP : L’opposition va boycotter les régionales et les assises nationales septembre 27 2011

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L’opposition burkinabè regroupée autour du chef de file de l’opposition politique a organisé une conférence de presse le lundi 26 septembre 2011 pour livrer son analyse sur les conclusions du CCRP. « Le CCRP dans sa forme actuelle est illégale et inapproprié, et inutile quant au fond », soutient Me Bénéwendé Stanislas Sankara. Il invite par ailleurs les structures des partis politiques de l’opposition à se démarquer des rencontres régionales et des assises nationales. L’opposition politique burkinabè a mis en place un comité ad’hoc chargé de mener des analyses sur les conclusions des travaux du conseil consultatif sur les reformes politiques.

Présidé par Philippe Ouédraogo du PAI, ce comité a livré ses conclusions à la presse le 26 septembre. Prenant axe par axe, ce comité aboutit à la conclusion selon laquelle il n’y a pas de proposition pertinente nouvelle. Une fois de plus, elle qualifie d’illégale la tenue du CCRP. Depuis le 1er juillet dernier, elle a saisi le conseil d’Etat d’un recours en sursis d’exécution du décret portant nomination des membres et du président du CCRP d’une part et d’autre part d’un autre recours pour demander l’annulation pure et simple du dit décret du fait de son illégalité. Cela, selon le chef de file de l’opposition, pour ne pas être amenée un jour à jouer au pompier.

Pendant ce temps, le ministre d’Etat en charge des reformes politiques, Bognessan Arsène Yé et son équipe s’apprêtent à entamer les régionales du CCRP prévues du 18 au 26 octobre 2011. Estimant que les préoccupations pertinentes n’ont pas été prises en compte, l’opposition reste dans sa position initiale, à savoir le boycott. « Rien dans les travaux du CCRP ne pourrait justifier de sa part un changement de position de l’opposition », affirme Bénéwendé Sankara. Conséquence logique de cette position : « les partis politiques de l’opposition confirment, à toutes leurs structures dans les provinces et dans les régions, qu’elles doivent impérativement s’abstenir de participer aux rencontres régionales et aux assises nationales sur les conclusions du CCRP dont les conclusions des travaux sont nulles et de nul effet », a-t-il ajouté.

Cette conférence de presse fut aussi l’occasion pour le chef de file de l’opposition de s’en prendre ouvertement aux médias d’Etat sur leur rôle dans l’accompagnement du gouvernement sur cette activité « illégale ». Il n’a pas hésité à les qualifier de « véritables djembé de résonnance et de désinformation avec pour principale cible l’opposition politique ». N’est-ce pas là des propos démesurés, Monsieur le chef de file de l’opposition politique ? Attention à ne pas se tromper d’adversaire.

Moussa Diallo

Lefaso.net

Source : www.lefaso.net du 27 septembre 2011

Offre d’emploi : Superviseur de sécurité septembre 16 2011

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